Cellulose du Pin Facture (33) Gironde

usine facture

 

En 1924 : Fondée par les Papeteries Navarre et Saint-Gobain. Création de la cellulose du Pin. Société au capital de 53,40375 millions de francs. Siège social : 7 rue Eugène Flachat, Paris. La Cellulose du pin est créé pour la fabrication de la cellulose et des papiers Kraft à partir des pins des Landes et qui s’appuie largement à l’époque sur les travaux de recherche des Papeteries de Montfourat. Usines à Bègles, Facture ( démarrage en 1929), Roquefort et Tartas.

Action cellulose du Pin

En 1934 :Création de la Société des Papeteries de Roquefort,                                               

En 1943 :l'Agence Française de Papeterie en 1943,                                                                

En 1961: Absorption de l'Office des Cokes et des Papeteries de la Seine en 1961                     

En 1965: création d'AFP-Cenpa                                                                                          

En 1969: rachat des Papeteries de Condat.                                                                           

En 1978: Absorption de la Société Forestière du Sud-Ouest, de la Société Forestière de la Saussouze, de la Société Centrale Forestière et Immobilière, de la Centrale d'Exploitation et de Commerce et de l'Office de Publicité du Petit Parisien, 

En 1980: Rachat de Lafarge Emballage .Devenue Saint-Gobain Papier-Bois                                                                                      

En 1994 Rachetée par Jefferson Smurfit , pour 5,6 milliards de francs.

Près de quarante ans après son édification, l’usine de la Cellulose du pin à Tartas, à la frange sud du massif forestier des Landes de Gascogne, franchit une étape importante pour son développement.

Le projet initial, dû à l’industriel d’origine tarusate Bernard Navarre, remonte à 1939 : fabrication d’une pâte au bisulfite pour l’élaboration de la viscose [1]. À cause de la guerre, la construction de l’usine ne se réalise qu’entre 1942 et 1945 où apparaît la Société Landaise des Celluloses. Surmontant de difficiles problèmes techniques, d’ordre chimique notamment, l’usine passe d’une production de 6 000 tonnes en 1946 à 75 000 tonnes à la fin des années 1960. 

En 1960, l’établissement devient propriété du groupe Cellulose du pin.

Au cours des années 1970, le marché évolue fortement et implique des choix techniques. D’une part, la viscose se heurte au développement fulgurant des fibres synthétiques issues de la pétrochimie, le fameux nylon par exemple. D’autre part, les pâtes papetières au bisulfite sont moins appréciées que les pâtes kraft aux meilleures caractéristiques mécaniques.

Enfin, la demande en pâte « fluff » [2] augmente considérablement. C’est la base même du matelas absorbant des couches pour bébés, des protections pour personnes incontinentes et des protections féminines externes. L’amélioration générale du niveau de vie, la longévité de la population qui s’accroît et la dynamique de la grande distribution font exploser la consommation.

On comprend dès lors qu’au début des années 1980 les dirigeants de l’usine de Tartas désirent investir pour conforter sa position sur un marché international fort concurrentiel. D’autant qu’avec 350 emplois directs, la « papète », comme on dit familièrement dans la région, est un élément capital du tissu économique local.

Cependant, la restructuration du groupe est en train de s’ébaucher. Outre la perspective de nationalisation de Saint-Gobain-Pont-à-Mousson [3] qui contrôle alors la Cellulose du pin, la spécialisation productive implique des opérations de concentration technique avec des conséquences géographiques.

Ainsi, la papeterie de Roquefort ayant été fermée en 1978, les activités de l’usine de Bègles, en proche banlieue bordelaise, éloignée du massif forestier et trop à l’étroit dans son emprise des bords de Garonne, sont destinées à être transférées à la puissante usine de Facture, à Biganos (à deux pas du Bassin d’Arcachon). La géographie « papetière » des Landes de Gascogne, esquissée avec intelligence par les milieux de la sylviculture entre les années 1920 et 1940, s’en trouve donc modifiée, puisque de 5 usines (Bègles, Facture, Mimizan, Roquefort, Tartas), on passe à trois (Facture, Mimizan, Tartas). Loi darwinienne du capitalisme et problèmes concrets de reconversion des sites…

Ultérieurement, l’usine de Tartas, tout en continuant la fabrication de « fluff », change de mains et de raison sociale.

En 1994, après une fracassante annonce de fermeture du site par le groupe Saint-Gobain, Cellulose du Pin-Tartas devient Tartas.

Les nouveaux actionnaires canadiens, Cascades et Tembec, décident d’une augmentation de capacité de production et d’une nouvelle diversification. En 1999, Tembec achète la participation de Cascades (50%) et devient ainsi actionnaire unique de Tartas. L’usine est désormais connue sous le nom de Tembec Tartas, loin de Temiscaming, le berceau québécois (Abitibi) du nouveau propriétaire, groupe apparu au début des années 1970.

Jean-Jacques Fénié .

https://fr.wikipedia.org/wiki/Biganos

 

 

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